Jacques Boussard

La Commune de Lardy a un lien particulier avec Jacques Boussard. En effet, celui-ci a fait don de son jardin "Le parc Boussard" à sa mort en 1989.

Jacques Boussard est né le 3 février 1915 à Oucques la Joyeuse en Touraine. Il commence à peindre très jeune, auprès de son professeur de collège, Stanislas Rodrigue, ancien élève de Gustave Moreau. Il fréquente ensuite l’Académie Ranson, rue Joseph Bara, où enseigne Bissière.

Esprit curieux, formé à l’école des auteurs grecs et latins, il visite d’abord l’Italie, puis l’Europe jusqu’à l’Ermitage de Leningrad. Il parcourt le Proche Orient et fait un voyage collectif aux Etats-Unis.

Après la Campagne de France il peint à Aigueperse des portraits et paysages dans une palette sombre à base de terre. Les années 1950 laissent des natures mortes aux lignes fortes s’attachant surtout à la construction et à la matière.

Viennent ensuite les paysages, une peinture plus joyeuse d’une facture plus légère, faite de taches colorées, correspondant à des séjours dans le Midi des années 1960.

Durant les années 1970, après la mort de son marchand Max Kaganovitch et sa dernière exposition individuelle en 1974, Boussard se retire dans son atelier. « Dans mes goûts, je suis à contre-courant de l’art et des recherches actuels : agressivité, violence, mouvement, l’échange, le fantastique. »

S’ouvre alors une période de doutes, de remise en question, de recherches. « Ma peinture (…) je la remets toujours en question. Je refuse de m’enfermer dans un mode d’écriture, une formule ».

Boussard peint ce qui lui plaît, ce qu’il voit, sachant que son art ne s’inscrit plus dans l’époque.

« Jacques Boussard, peintre qui fut révélé en 1936, a en silence, presque en secret, élaboré une œuvre savoureuse qui se situe dans le droit fil de l’Ecole de Paris. Epris de sobriété, il peint, si l’on peut dire, à mi-voix, réussissant le tour de force d’atteindre les limites du dépouillement sans jamais tomber dans l’indigence misérabiliste. Chez lui la saveur des lignes et des volumes subsiste, exaltée encore par une couleur raffinée où quelques hautes notes viennent faire chanter des bistres, des beiges, des gris bleutés d’une exquise subtilité ». Jean-Paul Crespelle, 1974.

Pour aller plus loin :

http://www.jacquesboussard.net/

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