Février 2010
Le conseil municipal du 5 février 2010 a approuvé le projet d’investissement et le plan de financement prévisionnel des travaux de restauration intérieure de l’église Saint-Pierre et a sollicité une subvention auprès de la Direction régionale des affaires culturelles (Etat) et du Département de l’Essonne. Les dossiers sont actuellement en cours d’instruction.
En effet, suite à la reprise du dossier par la Drac, la Commune est en mesure de déposer une demande de subvention auprès de l’Etat (Drac) et du Département de l’Essonne. Les différentes réunions sur place dans l’église ainsi qu’au ministère de la Culture ont permis d’arrêter le programme des travaux de la restauration intérieure. Il a été notamment décidé de :
protéger les décors peints découverts dans le choeur par un badigeon, à l’exception des décors du fond du choeur qui demeureront visibles derrière des volets ouverts dans les lambris,
reposer les lambris à l’identique,
uniformiser les sols de la nef,
déplacer les fonds baptismaux dans le choeur,
ouvrir une issue de secours dans la sacristie.
Les travaux subventionnables avec les honoraires sont chiffrés à 215 000 € HT et ne comprennent pas les lots techniques (électricité pour 27 000 €HT et chauffage pour 2 400 €HT). L’aide de l’Etat représente 20% et celle du Département 40% plafonnée à 50 000 €.
Novembre 2009
La réunion tant attendue avec le conservateur des monuments historiques du ministère de la Culture et l’architecte des bâtiments de France a pu avoir lieu le 10 novembre dernier. Désormais nous savons quelle direction prendre pour la restauration du chœur. Le décor peint du xixe siècle intéresse manifestement les hommes de l’art, il sera restauré en totalité si les devis sont supportables pour les finances de la Ville. Si la restauration n’était pas possible financièrement, le décor serait recouvert d’un badigeon qui aura pour fonction de le protéger. Les boiseries en bois blanc-gris seront réparées et remises à leur place, et le vitrail du fond du chœur sera conservé à son emplacement. C’est donc à peu près le même chœur avec ses boiseries que nous retrouverons après les travaux. Lors de cette réunion d’experts, il a été aussi question des sols. Le sol devant les marches neuves sera refait à l’identique sur le modèle du carrelage existant (datant probablement de 1630), c’est-à-dire qu’il sera composé d’octogones de terre cuite et de cabochons de pierre.
L’architecte de la Commune, Stéphane Berhault, a maintenant tous les éléments pour déposer le dossier auprès des autorités compétentes. Parallèlement, le maire rencontrera les financeurs du ministère de la Culture pour mettre au point le dossier de demande de subvention.
Septembre 2009
Les travaux de l’église sont suspendus à l’avis du ministère de la Culture, qui doit indiquer le parti pris architectural à suivre pour la rénovation intérieure de l’édifice. Le conservateur des monuments historiques s’est rendu plusieurs fois sur place et devrait bientôt remettre son rapport officiel, notamment sur le traitement des peintures murales. Notre architecte devra alors proposer à la Commune un descriptif détaillé des travaux et estimer les coûts supplémentaires. Les entreprises ont été choisies l’année dernière à la suite d’appels d’offres ; seule la restauration des décors peints exigera une consultation. Ensuite, les subventions pourront être demandées mais l’instruction prendra plusieurs mois, sachant que les dossiers traités par le Département de l’Essonne ne sont dorénavant étudiés qu’une seule fois l’année. Pour toutes ces raisons, il est raisonnable de penser que notre dossier prendra rang en octobre 2010 et que les travaux pourront démarrer en 2011. L’église demeure ouverte d’ici là, avec un choeur certes dénudé et peu esthétique, mais dont la structure est désormais consolidée et sans danger pour les visiteurs et les fidèles.
Janvier 2009
L’Eglise Saint-Pierre vient de passer dix mois en travaux, des plus lourds avec la pose d’une nouvelle charpente aux plus minitieux avec la mise à découvert de décorts peints. La commune a reçu le rapport de la restauratrice, Ariel Bertrand, qui décrit et date ces décors.
Le décor le plus ancien ne semble être conservé qu’à l’angle du pilier nord entre le choeur et le transept. Il est rouge vermillon intense, ce qui est rare dans les décors anciens.
Avant 1746, il faut imaginer le bas des colonnes peint en ocre rouge uni sur une hauteur d’un mètre, le reste des fûts étant peint en ocre jaune et les chapiteaux sculptés en ocre rouge.
Entre 1746 et 1895, les boiseries du choeur auraient été installées. D’abord grises avec les moulures et les chapiteaux corinthiens dorés, les boiseries seront ensuite peintes en faux bois puis peintes en blanc au XXè siècle.
En 1895, l’abbé Cayron fait réaliser un décor à la manière du Moyen-Age dans le choeur et le faux transept. Sur les murs, c’est un décor de frises végétales, de croix et de fleurs rouges sur fond ocre jaune assez foncé. Sur les voûtains, on observe un motif de croix bleu turquoise sur le même fond ocre. Il représente l’ensemble le plus cohérent, le mieux conservé et le plus intéressant stylistiquement parlant. Ces peintures étaient encore visibles dans les années 50.
En résumé, les différents décors de l’église étaient principalement ocre rouge et ocre jaune, couleurs communes à beaucoup d’églises d’Ile-de France.
Novembre 2008
Les travaux constituant la seconde tranche de restauration de l’église seront achevés à la mi-décembre 2008 après trois mois d’activité.
Rappelons qu’ils portent sur :
la restauration du portail principal (bois et maçonnerie)
la réfection du sol du choeur
la refonte du système de chauffage
la dépose des lambris en vue de leur réhabilitation partielle en tranche ultime
la recherche d’éventuels décors peints en prélude au traitement des piliers et des élévations intérieures. Cette recherche, rendue obligatoire par la DRAC (Ministère de la Culture), est placé sous l’autorité d’une restauratrice spécialisée.
Après la dépose du lambris du choeur, deux peintures ont été mises à jour relevant de la technique du faux marbre, souvent utilisée au XVIIème siècle. La restauratrice procède actuellement à une datation précise.
Par ailleurs, dans le choeur, sa voûte et les piliers adjacents, des sondages ont révéle la présence de décors peints relativement bien conservés datant sans doute du XIXème siècle. Enfin, cette recherche a fait apparaître une litre funéraire, sorte de large bande noire correspondant à un ornement funèbre. Celui-ci a sans doute été réalisé lors du décès en 1462 du Seigneur de Karnazet. Une recherche complémentaire permettrait sans doute de trouver les armes et l’écusson de ce Seigneur de Lardy.
Un rapport est attendu émanant de la restauratrice. Nous serons alors en mesure, en accord avec notre architecte et le Ministère de la Culture, de prendre une position définitive à l’égard de la restauration partielle ou complète des lambris, des décors peints ou bien encore sur la mise en oeuvre d’une solution permettant néanmoins la conservation des peintures. Ceci constitue l’un des objectifs de la troisième et dernière phase de restauration de l’église.
Octobre 2008
Les travaux se sont poursuivis sans interruption entre la 1re et la 2e tranche qui se terminera fin décembre. La Commune a réussi à obtenir la notification de subvention rapidement de façon à engager la suite des travaux. L’opération fait l’économie d’un démontage et d’une réinstallation de chantier et surtout les travaux de consolidation seront achevés. Pour mémoire, le découpage des deux premières tranches résultait d’une nécessité budgétaire plus que d’une logique
technique. Dans la deuxième tranche, les entreprises vont terminer de renforcer la charpente de la nef dont certains éléments sont en très mauvais état, retraiter le portail en bois et le tympan en pierre qui présentent des caractéristiques historiques et constructives intéressantes, et enfin reprendre les sols du choeurdans lesquels des sondages sont réalisés afin de contrôler l’état des fondations.
La recherche des anciennes peintures murales sera entreprise dans cette tranche ainsi que l’installation d’une surveillance électronique des déformations. Pour toutes ces raisons, la Direction Régionale des Affaires Culturelles a répondu favorablement à la demande d’aide financière. Celle-ci sera complétée par les crédits du Département et s’élèvera à 110 000 € soit 60 % du montant des travaux (185 000 €).
La 3e et dernière tranche concernera les travaux de restauration intérieure avec la réfection des élévations (murs et piliers), des lambris muraux et des sols. La sacristie sera également réaménagée avec la réalisation d’une issue de secours et le beffroi des cloches sera mis en sécurité. Toutefois avant de commencer, la Commune devra de nouveau obtenir les fonds de l’Etat et du Département.
Septembre 2008
Les charpentiers ont monté la nouvelle charpente (réalisée à 80 % à ce jour) pendant tout le mois de juillet puis les couvreurs sont intervenus les deux premières semaines d’août afin de commencer
la pose des liteaux et de la nouvelle gouttière. La pose des tuiles en récupération, panachées avec des tuiles neuves, a été réalisée sur deux pans de la toiture. Depuis le 25 août, les maçons interviennent
de nouveau sur le chantier afin de réaliser des travaux de finition, notamment de scellement des poutres de la charpente.
Juillet 2008
Vous avez pu voir, couchés sur la place de l’église, les fermes qui ont pris place au-dessus de la voûte de l’église. Les fermes sont les éléments de la charpente les plus importants. L’entreprise "Les Charpentiers de Paris" les ont assemblées sur place dans la dernière semaine de juin avant de les hisser à hauteur du clocher à l’aide d’une grue spéciale. Pour information, la poutre la plus longue pèse 1,100 tonne.
Mai 2008
L’entreprise Layher chargée de monter les échafaudages et le parapluie métallique a rencontré des difficultés d’ancrage côté sud. Une solution avec mise en place de points de fixation a été réalisée avec l’entreprise de maçonnerie Quélin. De ce fait, le chantier enregistre un décalage de quinze jours environ. La Commune a reçu un rapport circonstancié sur l’incident et sur ses conséquences du point de vue financier et des délais. L’enveloppe métallique fera partie du paysage jusqu’à fin août au plus tard. La découverture, autrement dit l’enlèvement des tuiles en récupération sur toute la surface du parapluie, a commencé fin avril et le démontage de la vieille charpente du chœur est prévu à compter du 19 mai. Il y a aussi des travaux qui ne se voient pas ; ainsi la pose des tirants par le maçon devrait être terminée à ce jour et les travaux d’électricité ont démarré. La société d’électricité Sege a réalisé un plan des installations électriques et présentera celui pour la sonorisation afin de valider le positionnement des haut-parleurs. Notons que les installations de chantier ont pris place rue de Verdun sur un terrain appartenant à la Commune afin d’éviter l’encombrement de la place de l’église.
Comme on peut le voir sur les photographies ci-dessous, la voûte de l’église au-dessus du chœur et d’une partie de la nef est nue. La moitié de la couverture a été déposée. Le charpentier entrera en scène le 9 juin pour six semaines. A la fin du mois, le plus gros des éléments de la charpente (les fermes) seront levés à l’aide d’une grue. L’accès au chœur sera alors condamné quelques jours pendant la semaine du 23 juin et des places de parking seront occupées par la grue de levage. Le maçon, lui, procède actuellement au nettoyage des combles afin que les débris accumulés ne pèsent pas sur la voûte. Sa deuxième action sera ensuite de mettre en tension les tirants. Cela nous amènera fin juillet avec la pose des tuiles. Une partie des tuiles sera récupérée, l’autre sera neuve, ce qui devrait amener des nuances de coloris sur le toit.
Dernière minute : l’orage de la nuit du 27 au 28 mai a provoqué une arrivée d’eau dans l’édifice provoquant la chute de plâtre au niveau du bas côté, côté rue. Le plafond est donc actuellement purgé du plâtre qui s’effondre obligeant à fermer l’accès à ce bas-côté.
Avril 2008
Les entreprises choisies début février par la commission d’appel d’offre vont se succéder sur le site de l’église Saint-Pierre. Sept lots ont été attribués : échafaudage, maçonnerie - pierre de taille, charpente bois, couverture, menuiserie, peinture – vitrerie, électricité. Le lot chauffage déclaré infructueux fait l’objet d’une nouvelle consultation. Les réunions de chantier ont lieu tous les jeudis après-midi sous la direction de Stéphane Berhault, architecte du patrimoine, et en présence notamment des représentants de la paroisse. A ce titre, Serge Barès, conseiller municipal lors du mandat précédent et fortement impliqué dans ce dossier continue de suivre les travaux avec les élus en place. En outre, un coordinateur veille à la sécurité des ouvriers en particulier pour les ouvrages de grande hauteur et au maintien de conditions de circulation acceptable dans la zone concernée.
Au moment de la rédaction de cet article, tous les échafaudages n’étaient pas montés. De même, une grue sera installée, côté parking, le temps de décharger les bois de charpente. Le fameux « parapluie » (voir le Fil de décembre 2007) ne devrait pas non plus tarder, ce dernier marquera alors le commencement de la réfection de la charpente et de la couverture. En ce qui concerne la solidité de l’ouvrage, deux forages ont été effectués afin de poser les tirants de 9 mètres chacun qui solidariseront la façade occidentale aux murs gouttereaux de la nef. Pour notre culture générale, un tirant est une barre d’acier ancrée dans une niche murale intérieure et vissée à une plaque retenant la façade qui a tendance à se déverser vers l’extérieur.



